SOMA sur les planches

Mercredi 28 juillet 2010 à 10:10

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C'est avec rage que j'appris il y a quelques jours que le spectacle mis en scène par Gisèle Vienne "This is how you will disappear" et dont la dernière était à Avignon le 15 juillet comprenait une musique de Stephen O'Mally et Peter Rehberg. Ô rage, ô désespoir d'avoir loupé ça, même si le précédent ouvrage de SUNN O)))) en la matière (Oracle) était assez décevant.
 

Coup de bol, des séances de rattrapges sont prévues au Centre Pompidou en avril 2011. Une bonne occasion de marier théatre peu conforme et bourdonnement massif de guitares.
 
D'ailleurs les p'tits français de GOJIRA ils nous la sortent quand leur BO de "Maciste va aux Enfers"?

EPIC FAIL

Lundi 26 juillet 2010 à 22:56

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Je n'aime pas parler des concerts qui se passent mal. Un peu comme les disques qui m'ont déçu, bien que ces derniers peuvent avoir avec le temps une valeur nouvelle à mes oreilles. Mais les concerts, non. C'est comme un anniversaire qui a mal tourné, on préfère l'oublier, comme ce concert de MASTODON au Trabendo qui m'a déçu à un point que je pensais impossible à atteindre de la part de ce groupe que je considère cependant toujours comme essentiel, voire simplement incontournable.

Mais voilà ce soir... Concert gratuit de ÖDLAND et MIA DOI TODD à L'International, ça tombe bien les premiers je venais de les découvrir via Deezer et les voir live faisait plus que me botter. Début des hostilités à 20 heures, bien ça laisse le temps d'arriver peinard rue öberkampf et de prendre un verre ou deux. Ca sera un, une Affligem qui entre le moment où je la commande et celui où l'on me la sert se transforme en Pelforth, bah qu'importe le flacon... 20 heures, l'escalier menant au sous-sol où doivent se dérouler les festivités est fermé. Baste! On est pas pressés! On commence ensuite à l'être à 20h15,  puis 20h30... jusqu'à 21h où j'arrive enfin à acheter un CD du groupe. J'étais bien parti pour me servir et laisser les 10 euros, mais le DJ apparemment responsable du merch' a entre-temps enlevé son casque et a pu nous vendre le-dit produit.

21h15, enfin le public descend en masse vers la salle, et je sens déjà le problème, basse de plafond, parcourue de piliers dont deux entourant une scène fatalement peu élevée... Le Glaz'Art en pire, mais avec un public qui sera pour certains spécimens la cerise merdeuse sur ce gâteau au goût peu amène. Ce bon Louis-Ferdinand Céline avait raison, rien n'est gratuit en ce bas monde, et tout se paye, le bien valant plus cher. Car pour tenir deux morceaux de ilôt de beauté qu'était ÖDLAND, il a fallu subir le ressac de connerie de hipsters parisiens qui vous confirme que si "cons-sanguins" il y a, ce n'est pas en Province mais bien dans la Capitale qu'ils pullulent. Qui dit de photographes vaguement professionnels occupant tout le devant de la scène sans se donner la bienséance de se baisser et calant leurs objectifs sous le nez de la chanteuse, qui dit d'une radasse tentant à tout prix de se glisser entre votre Serviteur et le pilier pour voir la scène, qui dit d'un mignon virant le public déjà blasé du bout de son reflex offert à Noël... A ce sujet c'est fou le nombre de pseudos-photographes parasitant les concerts, le summum revenant au  spécimen du glaireux prenant une photo  avec flash à cinquante mètres de la scène à l'aide... de son portable. On en a des brassées à chaque remplissage de Bercy.

Revenons au sous-sol de l'International et à la féérie du quatuor d'ÖDLAND qui ne survit pas au brouhahaha des conversations emplissant la salle. Car la hype impose d'aller voir un concert, de n'en rien entendre et de parler le plus fort possible à cause de ces sagouins de musiciens.

Non, décidément, je dois trop aimer la musique pour subir ça, une accumulation de ces petits riens qui vous pourrissent la vie. Je pars, apparemment à moindre regret puisque n'ayant pas payé l'entrée mais intérieurement aussi furieux que si j'avais guetté la place pendant des heures sur Ticketnet pour un concert de METALLICA. Et de me convaincre un peu plus qu'au niveau public de merde, celui des métalleux a bien des avantages sur celui des bobos parisiens.

Pour ne pas finir sur une note totalement négative, je vous incite sincèrement à jeter une oreille bienveillante et attentive sur l'album d'ÖDLAND et moi d'espérer revoir le groupe dans de meilleures conditions. Celles dignes de son talent.

Photo tirée d'un concert du groupe l'an passé.

Follow the white rabbit

Dimanche 25 juillet 2010 à 20:17

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La quête du mélomane a bien des points communs avec la hamster courant dans sa roue, on croit avoir trouver le Saint-Graal et on repart pour un nouveau tour à chaque fois. Ce fut le cas il y a peu avec ÖDLAND, groupe donnant un registre "classique" et mettant en musique des univers fantastiques souvent marquées du sceau de Lewis Caroll. Inutile de dire que ça vous transporte bien plus que la niaiserie du film de Burton.

Et en plus je les vois en concert demain soir.
 
 

Rock et Metal...pour nouveaux-nés

Vendredi 23 juillet 2010 à 11:25


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Les reprises c'est un exercice casse-gueule. Reprendre un morceau, généralement connu, et en donner une interprétation personnelle équivaut souvent à jouer à la marelle dans un champ de mines les yeux bandés. Si les débuts du Rock N' Roll en est pavé, Cash, Presley, Lewis and Co n'arrêtaient pas chanter des titres de noirs qui étaient peu diffusés, et les BEATLES et ROLLING STONES feront de même à leurs débuts également, aujourd'hui avec la sur-diffusion de la musique via le net, les comparaisons sont souvent assassines. Tout le monde n'a pas la classe d'A PERFECT CIRCLE livrant une superbe version d' « Imagine » ou de Cash, encore lui, reprenant du NINE INCH NAILS ou du DANZIG. Ou encore la vision de LAIBACH malmenant le répertoire du rock occidental pour la plus grande gloire du NSK.

Et d'autres prennent le contrepied total de l'exercice et c'est par le but recherché qu'ils se démarquent. Comme ROCKABYE BABY! qui se propose de faire découvrir les standards du Rock et du Metal, version... comptines pour enfants. Oui, afin de ne point brutaliser les esgourdes de nos chers bambins mais à qui vous voulez faire découvrir vos classiques, « Paranoid », « Enter Sandman », «  Hells Bells », ou « I Can't Get No Satisfaction » sont revisités sans guitare ni batterie mais avec même les mêmes jouets musicaux que vous maltraitiez en maternelle.

 
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Extraits écoutables en cliquant sur les pochettes

L'exercice est parfois à côté de ces chaussons pour nouveaux-nés mais reste des plus plaisants à écouter. Dommage que les disques soient si chers, mes futurs descendants auraient eu de quoi faire de beaux rêves.

Nick et Warren se font une toile...

Mardi 20 juillet 2010 à 12:38

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Ces deux jeunes gens à l'air si primesautier sont de droite à gauche, Nick Cave et Warren Ellis. Si vous avez eu besoin de cette dernière indication pour les identifier, honte à vous. Mais rassurez-vous il n'est jamais trop tard pour se rattraper. Ces deux gaillards sont surtout connus pour officier de concours au sein des bien nommés NICK CAVE AND THE BAD SEEDS, qu'on ne présente plus. Mais comme tous les artistes de bon goût, pour mieux aimer leur épouse, il faut parfois comparer avec quelques escapades à droite à gauche. Comme leur autre groupe GRINDERMAN, du garage-rock brillamment énervé dont un deuxième opus est en préparation. La pochette s'annonce déjà aussi moche que celle du premier album.

Mais à croire qu'ils sont insatiables les deux compères, puisqu'il font aussi dans la bande originale de film. Et quelles bandes originales, mes aïeux! En 2005 ils composent la musique du film THE PROPOSITION de leur compatriote john Hillcoat, un western australien hors norme se déroulant à la fin du 19ème siècle. Un premier essai où Cave, également scénariste du film, donne de la voix sur une partition surtout emmenée par les violons, parfait crin-crin au diaposon du film, sans être pourtant le meilleur du duo.
 
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Car c'est un autre western peu commun où Cave et Ellis vont rendre leur meilleure copie en la matière. En 2007 ils signent la musique du superbe et cruel L'ASSASSINAT DE JESSE JAMES PAR LE LACHE ROBERT FORD. Sèche, mélancolique, et avare en effets de style mais dont chaque note marque l'oreille de l'auditeur, la BO est l'un des piliers du film, le parfait chant du cygne pour une légende de l'ouest ne croyant plus en sa légende et des rêves de gloriole d'anonymes. Un indispensable, à l'image du film. Dommage que la chanson qu'interprète Cave sous forme de cameo dans le film ne soit pas incluse.
 
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Pour leur dernière partition en date, ce n'est pas un western qui est mis en musique, mais le premier film américain de... John Hillcoat, LA ROUTE, l'adaptation du roman du même de Cormac Mc Carthy, dont Cave avait déjà mis quelques écrits en musique. Moins puissante que leur précédent ouvrage, l'accompagnement sonore de cette fin du monde à visage humain est étonnamment moins "sombre", mais donne également dans un registre plus nerveux, récit éprouvant oblige.
 
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Voilà qui clôt ce qui reste pour l'heure un triptyque, où leurs auteurs loin de se reposer sur leurs acquis et gimmicks obtenus dans leurs groupes, prennent un envol inattendu sans se renier dans la tonalité de leurs travaux passés ou leurs choix. Du bien bel ouvrage, à savourer par son décalage avec les habituelles fanfares du genre.

NB: beauté de la chose, chaque BO est écoutable en cliquant sur la pochette correspondante.

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