HARRY POTTER tomes 1 à 6

Vendredi 23 novembre 2007 à 22:30


Le jour de ses onze ans, Harry Potter, un orphelin élevé par un oncle et une tante qui le détestent, voit son existence bouleversée. Un géant vient le chercher pour l'emmener à Poudlard, la célèbre école de sorcellerie où une place l'attend depuis toujours. Voler sur des balais, jeter des sorts, combattre les trolls : Harry Potter se révèle un sorcier vraiment doué. Mais quel mystère entoure sa naissance et qui est l'effroyable V…, le mage dont personne n'ose prononcer le nom ?  

Mon précieux avis : Début des aventures du sorcier, le livre est court, bien mené et assume clairement un rôle de mise en place des divers éléments de la série. La construction du récit qu'on retrouvera tout au long de la série est déjà bien rodée (« kicékikafélecou ? » mêlé à des révélations progressives sur les différents personnages.). Sympathique lecture sans plus.


Une rentrée fracassante en voiture volante, une étrange malédiction qui s'abat sur les élèves, cette deuxième année à l'école des sorciers ne s'annonce pas de tout repos ! Entre les cours de potion magique, les matches de Quidditch et les combats de mauvais sorts, Harry Potter trouvera-t-il le temps de percer le mystère de la «Chambre des Secrets» ?  

Mon avis éclairé:   « Suite remake » du premier volume, la particularité vient des prémices d'une ambigüité du héros suite à la découverte de certains de ses talents…La menace devient plus tangible, et on continue à voir peu à peu les origines du mal. Un poil meilleur que le précédent.


Sirius Black, le dangereux criminel qui s'est échappé de la forteresse d'Azkaban, recherche Harry Potter. C'est donc sous bonne garde que l'apprenti sorcier fait sa troisième rentrée. Au programme : des cours de divination, le dressage des hippogriffes… Mais Harry est-il vraiment à l'abri du danger qui le menace ?  

Mon avis indispensable:  Les choses sérieuses commencent, avec un assombrissement de la série qui brise la routine que risquait d'implanter le schéma des deux premiers livres. Si les mécanismes restent les mêmes ils sont cependant bien plus adroits, grâce à l'allongement du récit et à une focalisation moins directe sur Voldemort. Le retournement de situation final est en ce sens assez génial, c'est également les premiers signes de haine et de volonté de vengeance chez le personnage principal. Tout comme il apprend que les apparences sont souvent trompeuses, ce qui fera que se confirmer dans le futur…


Après un horrible été chez les Dursley, Harry Potter entre en quatrième année au collège de Poudlard. À quatorze ans, il voudrait simplement être un jeune sorcier comme les autres, retrouver ses amis Ron et Hermione, assister avec eux à la Coupe du monde de Quidditch, apprendre de nouveaux sortilèges et essayer des potions inconnues. Une grande nouvelle l'attend à son arrivée : la tenue à Poudlard d'un tournoi de magie entre les plus célèbres écoles de sorcellerie. Déjà les spectaculaires délégations étrangères font leur rentrée…. Harry se réjouit. Trop vite. Il va se trouver plongé au cœur des événements les plus dramatiques qu'il ait jamais eu à affronter.  

Mon avis d'académicien : Gros pavé que cette quatrième année à Poudlard, avec une ouverture plus développée avant d'attaquer la coupe des trois sorciers où Harry sera l'invité surprise malgré lui. Début aussi des hormones qui chatouillent, le passage du bal étant des plus drôles et également bien vu (dites pas le contraire bande d'hypocrites…). L'acte final et ses révélations, sont une gifle plus forte encore que pour le troisième livre, d'un ton franchement macabre et violent, ce qui fait quitter la série de l'étiquette « gentil récit pour gamin ». Le héros finit incompris et écrasé sous le poids des fautes qu'il s'attribue…No future ?


À quinze ans, Harry s'apprête à entrer en cinquième année à Poudlard. Et s'il est heureux de retrouver le monde des sorciers, il n'a jamais été aussi anxieux. L'adolescence, la perspective des examens importants en fin d'année et ces étranges cauchemars...  
Car Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est de retour et, plus que jamais, Harry sent peser sur lui une terrible menace. Une menace que le ministère de la Magie ne semble pas prendre au sérieux, contrairement à Dumbledore. Poudlard devient alors le terrain d'une véritable lutte de pouvoir…  

Mon avis primordial :   A croire qu'en se poursuivant, la série doit prendre du gras ! Plus long récit des six volets que j'ai actuellement ; il est aussi le plus bavard, et au rythme le moins soutenu. La fin tombe un peu à plat malgré ce qu'elle apporte en désillusions et secrets dévoilés à Harry. Pour la première fois, la série fait du surplace, au lieu de se resservir habilement des éléments dispatchés dans les précédents volumes. L'aspect positif reste dans la volonté de faire murir les personnages (Potter se tape sa crise d'adolescence bien carabinée) et de rendre moins manichéen leurs vues sur le monde et entre eux. La vision qu'a Harry de ses parents à son âge reste d'ailleurs des plus éloquentes. De même la révélation de la prophétie après laquelle court tous les protagonistes finit de lier Harry à Voldemort à travers une relation quasi filiale. A quinze ans, il n'a déjà plus rien d'un preux héros blanc comme neige…


Harry, Ron et Hermione entrent en sixième année à Poudlard où ils vont vivre leur dernière année avant la majorité qui est fixée, chez les sorciers, à l'âge de dix-sept ans. Ce tome, sur fond de guerre contre un Voldemort plus puissant que jamais, se révèle plus sombre que les précédents. Secrets, alliances et trahisons conduisent aux événements les plus dramatiques qu'Harry ait eu à affronter. Ce dernier se plonge également dans les souvenirs d'enfance de Voldemort…  

Mon avis génial :   Pas réellement un récit « à part » comme pouvait l'être les autres aventures du sorcier à la cicatrice, mais davantage le dernier pas avant de sauter dans le vide. D'une part le récit revient à une taille plus modeste et s'égare moins, de l'autre les révélations sur Tom Jedusor/Lord Voldemort semblent préparer le terrain à l'inévitable. Les dés sont jetés quasiment au début du récit, et si le ton gagne momentanément en légèreté , l'histoire n'est là que pour renforcer Harry dans le chemin qu'il devra prendre dans ce qu'il assume être sa vengeance contre ceux qui ont causé la mort de ses proches. Et qui, par là même, l'ont façonné. Cet avant-dernier tome, joue sur le destin annoncé du héros, avec ce que le récit le destine à faire et ce que l'auteur a fait de lui ; en acceptant de remplir son rôle plutôt que de le fuir, Harry finit de couper les attaches faites dans son enfance et son adolescence. Désormais, sa vie ne passera que par la mort de Voldemort…et peut-être avant cela, celles d'autres personnes, y compris ses proches.  

De façon générale ;   Je dois avouer, qu'ayant commencé la lecture il y a trois semaines, il me sera difficile de dire que je n'ai pas été pris par le récit, mis à part la déception du cinquième tome. Pour une série dite commerciale et infantile, je reconnais des qualités d'écriture certaines, dans l'agencement du récit plus que le style même s'il n'est en rien à blâmer. La maturité croissante de la série et le point de vue sur l'adolescence sont très bien vus dans l'ensemble (on sent que c'est une femme qui a écrit les livres…), le cheminement du héros est également très cohérent et s'y marie bien. Difficile de ne pas y voir l'influence du sacro-saint Joseph Campbell d'ailleurs ! En fait le succès de la série n'est guère surprenant ; outre le coup habile de faire vieillir les héros en même temps que les lecteurs potentiels, le mélange entre l'humour, le suspense, et le ton de plus en plus sombre marche de façon particulièrement convaincante.

J'éviterais d'approfondir les débats à deux balles comme le fait que Potter serait un ennemi de la chrétienté , ou la révélation faite par l'auteur comme voyait Dumbledore comme homo ce dont tout le monde se fout a part les gays activistes et les homophobes acharnés. Ou encore cette « mondialisation des mentalités» vue à travers cette mainmise du folklore anglo-saxon. Harry Potter c'est d'abord un enfant qui grandit en découvrant que le monde n'est ni tout ni tout blanc mais effroyablement gris. Et que pour y faire sa place c'est d'abord sur lui-même qu'il devra compter.  

Un constat qu'on fait tous pour rentrer dans l'âge adulte.  

Sauf que lui doit tuer quelqu'un pour espérer, un jour, tirer son coup. 

Serviteur.
Par Uekte le Samedi 24 novembre 2007 à 16:09
Mais comment veux-tu que les gens comment ça, tu sais bien que les cows aiment pas lire plus de 5 lignes.^^
Sinon coup de cœur pour les tomes 3 et 4, par contre je trouve que la série baisse par la suite, en attendant que je lis enfin le dernier.
Par lordbathory le Samedi 24 novembre 2007 à 22:38
Bon résumé de la série en tout cas. Moi j'en suis au milieu des reliques de la mort, il est bien sympa.
Par Samantha.c4 le Dimanche 25 novembre 2007 à 14:44
Quelle chute dans ton récit ^^

Je viens de finir le 7ème et dernier tome. Il parait que la tournure des choses a déçu beaucoup de fans. Personnellement j'ai adoré, j'ai trouvé ça extrêmement émouvant, et j'ai trouvé la fin meilleure que ce à quoi je m'attendais. J'aime aussi particulièrement ce côté "rien n'est tout blanc ou tout noir", et le fait que le héros vieillisse. Harry Potter... je relirai la saga certainement plusieurs fois. La seule chose qui m'emmerde, c'est qu'une fois la dernière ligne lue je n'ai pas pu me dire "vivement le prochain tome" comme avec les précédents.

Bon, il ne me reste plus qu'à faire à peu près comme tout les fans sachant un peu dessiner: des fan'arts.
Par ankou le Dimanche 2 décembre 2007 à 15:32
Etonnant de partir avec un avis aussi neutre en commençant maintenant une histoire bien ancrée, finie et surtout connue de tous, surtout depuis les films. C'est rare que des gens fassent l'effort de lire à l'heure actuelle, sans prendre de parti dès le début, genre "de toute façon je vais pas aimer, c'est un livre pour enfant".

JKR a mérité son succès, non seulement l'histoire est bien foutue, intéressante, drôle et bien écrite, mais elle a su tirer parti du suspence laissé à la fin de chaque tome, ce qui a crée cet engouement incroyable pour le petit balafré.

Le plus intéressant selon moi, n'est pas tant la progression de Harry. Lui, on sait dès le premier tome quel sera son destin.

En revanche, regarde Hermione, Ron, Neville et Ginny, du premier au dernier tome. C'est eux qui ont le plus changé mine de rien, sont devenus tous plus ou moins gris.
Par marque-page le Lundi 31 mars 2008 à 11:30
Aller, la reloue l'ouvre encore (en même temps, les commentaires ne sont ils pas faits pour ça?)
Sans entrer dans l'analyse littéraite mais d'un point de vue purement "empirique" (waw ça y est elle commence) quoique ce terme est asser mal venu.. Bon, disons qu'en comptant le simple divertissement et non l'analyse du personnage ect ect, la palme de mon HP préféré revient au tome 4; je trouve qu'il abouti parfaitement les 3 premiers; quand au 5, il m'a vraiment ennuyée, Harry et sa crise d'adolescence, 1 réplique sur 2 écrite en majuscules, j'ai cru que j'allais tourner de l'oeil (ouais, au moins...) Amatrice de fins tristes, le 6 m'a enchantée, et évidement, le 7 m'a déçue. Sans achever ce livre de manière sordide en tuant Harry, l'épilogue m'a sorti de mes gonds, j'avais l'impression de lire le synopsis d'une mauvaise série américaine...
 

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