BLUT AUS NORD - What Once Was : Liber I

Vendredi 3 septembre 2010 à 22:37

Quand j’ai reçu le LP du dernier BLUT AUS NORD ce n’était pas la joie habituelle de recevoir un disque attendu. C’était bien plus que ça. Mes plus anciens lecteurs ont deviné depuis longtemps la place qu’occupe un « groupe » comme BLUT AUS NORD dans mon panthéon musical personnel : le sommet. Groupe de Black Metal ayant donné des pièces maitresses aussi différentes que Memoria Vetusta I Fathers of The Icy Ages, digne représentant d’un Black Metal épique des origines et The Work Wich Transform God, grand disque malade sapant tous les acquis du style, B.A.N. ouvre désormais sur son nouveau label Debemur Morti une discographie parallèle exclusivement distribuée sur vinyle : What Once Was.
 
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What Once Was… ou l’envie de s’accomplir via un Black sans fioritures, direct, que Vindsval, entité représentant B.A.N. dans les médias disait vouloir « sortir une série d’albums proposant un black metal extrêmement pur sur lequel l’évolution n’aura eu aucune prise ». Pourtant on retrouve bien les gimmicks Blutiens apparus après 2003 sur cette demi-heure d’un Black Metal violent mais jamais torché comme un des trop nombreux clones de DARKTHRONE première époque. Les guitares mènent toujours la danse et les compos ne tombent jamais dans le bête bloc de riffs entassés les uns sur les autres. Il y a une maturation dans l’écriture qui prouvent bien que ces titres sont assez récents et trouvent un écho dans presque chacun des derniers ouvrages du groupe. Toujours ce parfait équilibre entre les textures glauques découlant de la voix s’accouplant aux riffs parfois savamment dissonants. Ce n’est pas ce que BLUT AUS NORD a fait de plus révolutionnaire, bien au contraire, mais on sent le besoin primal de retrouver les bases sans jamais se renier.
 
Des bases que B.A.N. retrouve aussi par l’objet ; l’artwork est minimaliste au possible et à peine discernable, deux écrits à l’intérieur et à l’arrière du fourreau cartonné… et c’est tout. Il n’y a pas de titres de pistes, même pas d’indication de face A ou B sur le disque, ni même de vitesse de lecture, qui contrairement à ce qu’ont pu penser certains, n’était pas de 33 rpm et se sont retrouvés avec un « autre » disque, plus dissonant, plus Doom, mais qui n’était pas le but visé. A une époque où l’information sature les sorties de disque, B.A.N. freine des quatre fers et fait retrouver à son auditeur ce que pouvait éprouver le fan de musique jusque dans les années 80 : un plongeon dans l’inconnu à chaque achat, la peine d’explorer une œuvre dont toutes les clés n’étaient pas livrés dès le départ… Pas de Deezer, de Myspace, de titre gratuit mal encodé en preview pour se faire une idée, pas question de se caler l’album sur le Ipod sans même l’écouter…

A l’auditeur de s’investir, de donner du sens...

A défaut de continuer la voie principale que suit B.A.N. Liber I reste un instantané empreint de ce feeling qui n'appartient qu'au groupe, le LP est donc un indispensable.
 

I'M HERE de Spike Jonze

Jeudi 2 septembre 2010 à 17:35

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La vodka a parfois du bon. Cette improbable constatation a pour origine le dernier métrage de Spike Jonze, censé être à la base une pub pour la-dite marque, I'M HERE est désormais un film de 30 minutes se déroulant dans un Los Angeles déshumanisé et hors des canons visuels habituels de la ville. Où l'éternelle histoire d'amour, forcément cruelle, d'un homme et d'une femme, sauf qu'il s'agit içi de robots, condamnés à être en marge d'une société qui les tolère pourtant.

Débarassé de son scénariste frappé, Kauffmann, Jonze redevient un cinéaste plus éthéré toujours parcouru de fulgurances poignantes (la scène de concert, la scène finale...). Cette demi-heure mise à la disposition de tous sur le net, autant se servir du média plutôt que de la diaboliser en vain, sent fortement la base d'un projet à venir.

I'M HERE , est tout à la fois un exercice de style, de la SF poignante, un clip... en somme, un hybride sorti un peu de nul part et au développement futur incertain. Ca ne rentre dans aucune case et ce n'est pas le moindre de ses mérites.

Visionnage du film.

THE EXPENDABLES

Lundi 30 août 2010 à 20:55

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Ca y est le grand team-up des figures de l’action par Stallone est sur les écrans, et même s’il manque quelques belles têtes (Van Damne, Russel, Seagal, Snipes…), la réunion de famille tient pas mal de ses promesses.

Pourtant le fan le sait, lui, que ce soit aussi bien dans la musique que dans le comics, que le crossover et autre rencontres de figures tourne toujours court et sonne creux. Hé bien là non. Et si une seule scène pouvait résumer ce que peut provoquer la vision de THE EXPENDABLES ça serait la fameuse scène réunissant Stallone, Willis…et Schwarzenegger. Ca dure pas cinq minutes, c’est gadget, l’arrivée du Governator est aussi fine qu’un film de Michael Bay sous LSD et pourtant il n’y a pas beaucoup plus de film ces derniers temps qui pourraient filer autant la banane à toute une génération élevée aux Action Heroes estampillés années 80.

A l’image de ROCKY BALBOA et de JOHN RAMBO, où Stallone donnait une fin honorable aux deux archétypes du cinéma d’action qu’il a lui-même créé, THE EXPENDABLES est un film balisé du début à la fin. Pas de révolution dans un scénario ou une réalisation qui donnent dans le registre à l’ancienne, avare en effets spéciaux, qui ne sont pas de première qualité d’ailleurs. On est içi dans l’amitié virile testostéronée, le sauvetage de la superbe demoiselle en détresse, et les questionnements réglés en cinq minutes de vieux baroudeurs légèrement sur le retour tout en n'oubliant pas de tout faire méchamment péter à la fin en pulvérisant tous les boss de fin de niveau. A ce petit jeu d’ailleurs, et malgré le monologue de Mickey Rourke sur ses regrets, c’est encore Dolph Lundgren et sa gueule cassée qui tire son épingle du jeu. A tel point qu’on en pardonnera même l’invraisemblable fin. De toute manière, comme pour ses précédents films, Stallone ne fait finalement rien d'autre que de donner du grain à moudre pour ses admirateurs comme ses détracteurs. Et souvent pour les mêmes raisons.

THE EXPENDABLES c’est le parfait film du samedi soir dont on débattra encore dans dix ans sur savoir si dans un des « duels » du film, untel aurait bien dû l’emporter sur l’autre. Avec en prime désormais, la quasi-certitude que le film ne s’annonce que comme le premier volet d’un énorme revival dont on s’imagine déjà les futurs castings.

Beuarh, quoi.

NOISE 17 en kiosque

Samedi 28 août 2010 à 19:26

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Hosanna au plus bas des caves voutées parisiennes où d'improbables chevelus massacrent les SMITHS sur des riffs à la SLAYER, le nouveau NOISE est en kiosque après un retard qui auraient bien fini par tous nous pousser au suicide. Non, je suis le seul?

Ha bon...

Bref, au programme des interviews de LUDICRA, GODFLESH (ou ce qu'il en reste), FIELDS OF THE NEPHILIM, KNUT, des live-reports du HELLFEST, de la VILLETTE SONIQUE... Mais surtout la discographie commentée de BLUT AUS NORD par Vindsval, et ça pour ma pomme ce n'est que du bonheur. Même  si le "gaillard" tend encore une fois à brouiller des pistées données il y a quelques mois... Je tacherais d'ailleurs de parler du dernier album, premier de la série des What Once Was, qui par son existence même, est un indispensable.

The B. Treatment

Jeudi 26 août 2010 à 22:01

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Ecoutez moi cette merveille...

C'est un des buzzs pour l'instant les mieux gardés du net, THE B. TREATMENT, soit un jeune surdoué de la musique laisse depuis peu filtrer ses morceaux au hasards des sites. Très inspiré par les morceaux les plus contemplatifs de VANGELIS, les collaborations de LISA GERRARD aux bandes originales des films de Michael Mann ou le shoegaze en général, THE B. TREATMENT conserve une essence très cinématographique dans sa musique aussi bien dans des formats assez longs, vingt minutes en moyenne,  que dans ses aspects très "narratifs".
 
Belle découverte du net, THE B. TREATMENT, malgré l'influence encore très forte de ses inspirateurs, SIGUR ROS en tête, a de fortes chances de refaire parler de lui, une fois sa maturation artistique.

 

Et c'est bien le problème, puisque vous venez en fait d'écouter ce morceau ralenti 800 fois.

Site d'origine de la bonne blague.

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