Rock et Metal...pour nouveaux-nés

Vendredi 23 juillet 2010 à 11:25


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Les reprises c'est un exercice casse-gueule. Reprendre un morceau, généralement connu, et en donner une interprétation personnelle équivaut souvent à jouer à la marelle dans un champ de mines les yeux bandés. Si les débuts du Rock N' Roll en est pavé, Cash, Presley, Lewis and Co n'arrêtaient pas chanter des titres de noirs qui étaient peu diffusés, et les BEATLES et ROLLING STONES feront de même à leurs débuts également, aujourd'hui avec la sur-diffusion de la musique via le net, les comparaisons sont souvent assassines. Tout le monde n'a pas la classe d'A PERFECT CIRCLE livrant une superbe version d' « Imagine » ou de Cash, encore lui, reprenant du NINE INCH NAILS ou du DANZIG. Ou encore la vision de LAIBACH malmenant le répertoire du rock occidental pour la plus grande gloire du NSK.

Et d'autres prennent le contrepied total de l'exercice et c'est par le but recherché qu'ils se démarquent. Comme ROCKABYE BABY! qui se propose de faire découvrir les standards du Rock et du Metal, version... comptines pour enfants. Oui, afin de ne point brutaliser les esgourdes de nos chers bambins mais à qui vous voulez faire découvrir vos classiques, « Paranoid », « Enter Sandman », «  Hells Bells », ou « I Can't Get No Satisfaction » sont revisités sans guitare ni batterie mais avec même les mêmes jouets musicaux que vous maltraitiez en maternelle.

 
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Extraits écoutables en cliquant sur les pochettes

L'exercice est parfois à côté de ces chaussons pour nouveaux-nés mais reste des plus plaisants à écouter. Dommage que les disques soient si chers, mes futurs descendants auraient eu de quoi faire de beaux rêves.

Les quatre cavaliers réunis

Mercredi 16 juin 2010 à 23:22

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Sur cette photo de gauche à droite, Kerry King (SLAYER), Dave Mustaine (MEGADETH), Scott Ian (ANTHRAX) et James Hetfield (METALLICA). Soit les musiciens les plus représentatifs des "Big Four", ces quatre groupes de Thrash Metal ayant dominé le genre à son apogée, réunis pour un festival à Varsovie. Et c'est là qu'on se dit que les plombiers polonais sont quand même des gros veinards, d'autant que ce genre de réunion de groupes dont bien des membres jouent depuis des années à ne pas pouvoir se sacquer, faisait fantasmer bon nombre de Metalheads. Et ces grands coquins avaient lâché chacun de leur côté quelques miettes d'infos depuis des mois faisant croire à un show commun à au moins deux sinon trois des groupes précités. Alors les quatre...

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Il ne reste plus qu'à rêver à une aussi bandante qu'improbable tournée mondiale de ces poids lourds ayant eu une carrière plus (METALLICA) ou moins (ANTHRAX) glorieuse et demeurant chacun, malgré tout, des incontournables.

Bon, vous je ne sais pas mais je vais ressortir Master of Puppets, Among The Living, Rust In Peace et Raining Blood des étagères.

And Justice For Jason!

Lundi 15 février 2010 à 21:12

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Si vous lisez ce blog de façon plus ou moins régulière, un nom comme METALLICA doit vous être familier, et son histoire de même. Pour les retardataires et les fans de Demis Roussos, alignez pour votre piqûre de rappel.

En 1988, le groupe sort "And Justice For All !" avec son nouveau bassiste Jason Newsted. Nouveau ? Oui, car son illustre prédécesseur, Cliff Burton apport non négligeable au groupe, est mort dans un accident de bus lors d’une tournée en 1986. Un événement qui a salement marqué les membres du groupe. Et qui avouent aujourd’hui que d’une certaine manière ils ont fait payer à Jason la mort de Cliff. Résultat, les parties de basse sont inaudibles sur l’album, baissés au maximum par ces joyeux drilles que sont Lars, James et Kirk.

Seulement voilà, aujourd’hui, alors que Jason ne fait plus partie du groupe, traîne sur le net depuis deux ans ( ?) "And Justice For Jason," un remix de l’album avec la ligne de basse remontée à fond. Force est d’avouer qu’on redécouvre là un album qui a payé la sécheresse de sa production au fil des ans. Ainsi que le travail sous-estimé de Newsted, qui a ainsi sa petite revanche vingt ans plus tard. C'était le minimum pour ce passioné particulièrement attachant qui eu pour seul défaut de succéder à une désormais légende...

PS : pas de lien mais le contenu est des plus faciles à dénicher

METALLICA Live in Paris Acte II

Samedi 4 avril 2009 à 20:21


Assis dans les plus hauts gradins, alors que MACHINE HEAD vient d’achever un set qui a toujours du mal à me convaincre, je regarde autour de moi et constate que, mine de rien, la population de Bercy est loin d’être uniquement constitué de 15-25 ans chevelus et imbibés de bière. En fait, la portion de prè-quarantenaires est notable et à entendre parler certains on sent les connaisseurs de METALLICA plus que l’auditeur lambda d’Europe 2. Interrogeant un de mes voisins, il me sort avec un grand sourire qu’il avait acheté môme en 1983 le premier album, Kill’Em All du groupe.

Et c’est là que je rappelle violemment que le groupe que tant de jeunes amateurs de décibels tiennent en référence a commencé…il y a près d’un quart de siècle.

Retour en 2009 à Bercy, où ayant prévu de n’arriver que pour le set de METALLICA, j’assiste pourtant une nouvelle fois à celui de THE SWORD, qui me plait toujours autant, avec en plus l’arrivée de Lars Ulrich pour un des derniers morceaux. Pour un peu, il serait plus à l’aise dans le Stoner que le Thrash. MACHINE HEAD ensuite, avec un son meilleur que la veille, dû à mon changement de place ou parce que l‘ingé-son a enlevé ses moufles et s’est acheté une paire d’oreille ? Allez savoir. Rob Flynn nous balance toujours ses « Santé, motherfucker, santé ! » entre chaque morceaux, et pour ce soir, qui est le dernier de leur participation à la tournée de METALLICA, ils veulent se donner à fond nous dit-il ce brave homme. Et, au passage, faire chanter un « happy birthday » à tout Bercy pour Phil Demmel Allez, zou, pas emballé et ça me pèse. D’autant plus cruel que j’aime leurs disques…

Entracte avant une nouvelle apocalypse des four horsemen, et passage buvette où je me limite au coca, la bière semblait surtaxé de façon à combler en une soirée le trou de la sécu. Quand au prix du merchandising, il est majoré par la salle d’un pourcentage à faire rougir de honte le plus fervent des communistes.
  

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 A nouveau résonne les notes du Ecstasy of Gold tiré de la BO du « Bon, la Brute et le Truand », et à nouveau des battements de cœur précédent « That was juste your life/The end of the line ». De mon « perchoir », je perçois mieux que la veille le jeu de scène du groupe, qui reste malgré tout naturel, et au passage je savoure d’autant plus les jeux de lumière et la pyrotechnie à venir. Même sans être dans la fosse je gueule comme à décoller les poumons. Et là première surprise ; METALLICA exhume « the four horsemen » du premier album en lieu et place de « harvester of Sorrow » joué la veille! En fait pour les deux soirs, le concert tient sur la structure de dix-huit morceaux, dont pas moins de huit sont changés d’un soir à l’autre, chacun étant substitué par un « équivalent ». Pour la suite, « Holier than You » remplace «Disposable Heroes » , « Cyanide » laisse la place à « My Apocalypse », morceau rapide et violent concluant le dernier album, Death Magnetic. Très attendu par les fans, cette chanson est pour James sa « nouvelle chanson favorite ».   Le planant « The Unforgiven » se transforme en « Bleeding Me », titre progressif issu du décrié Load, très bonne surprise. Et encore la suite n’en sera que meilleure, exit « The Judas Kiss » morceau assez faiblard de Death Magnetic et massacré mercredi, place à « All Nightmare long » beaucoup, mais alors beaucoup plus convaincant à tout point de vue. Le morceau « envoie du boulet dans ta face » sera ce soir… « Fight fire with fire » ! Ce n’est que le souvenir d’avoir tout donné sur « Damage Inc » mercredi soir qui ne me fait pas regretter d’être dans la fosse, devenu un vrai magma devant le groupe qui jouera ce morceau d’un même front face au public.

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Arrive le moment pré-rappel avec le classique « Enter Sandman » et « Nothing Else Matters » qui me sort de plus en plus par les trous de nez, voire même d’autres orifices que rigoureusement ma mère m’a défendu de nommer içi. Oui mais là encore, big surprise my friends. La dernière fois les Mets avaient ressorti une reprise de MOTORHEAD qui avait laissé une partie du public hagard. Et ils vont faire plus fort. Mais alors BEAUCOUP plus fort. Lors d’un petit laïus James, parle de rendre hommage à un des groupes qui les a beaucoup aidé à leurs débuts, SAXON. Et pour ce faire, on reprend « Motorcycle Man » de ces derniers, oui, mais avec Biff Byford, chanteur de SAXON en guest s’il vous plait. Et le vieux Biff, dont l’arrivée à décontenancé plus d’un boutonneux ignare, livre une excellente prestation. Prends ça dans les dents, jeune con amateur de grind qui ne sera pas fichu de livrer l’ombre d’un « gruik », quand Biff chante comme s’il avait encore vingt ans.

En bouquet final « Hit The Lights/Seek n’ Destroy », des morceaux vieux de ving-trois ans justement achèvent cette deuxième grande messe métallique, tandis que la foule se balancent les ballons noirs marqués du logo du groupe qui pleuvent du plafond.

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 Deux soirs de folie, il n’y a rien à redire si ce n’est que James, Lars, Robert et Kirk ont été impériaux, et ce malgré les pains parfois flagrants dans l’exécution des morceaux. Trop de gros groupes de Hard-rock ou de Metal se reposent en live sur des prestations millimétrés où la set-list ne change jamais ; SLAYER, SLIPKNOT, IRON MAIDEN …et tiens, même les vaches sacrées d’ AC/DC. Parce que METALLICA est un groupe qui a un lien unique avec son public, un groupe sur lesquels on a fait « ses premières armes », dont on a détesté comme les autres les albums Load, Reload, S&M…,dont on a finalement au moins un peu aimé toutes les périodes avec le temps, et celui qui écrit ces mots est un individu qui a finalement trouvé bien du mérite à St Anger. C’est un groupe qu’on veut aimer, parce c’est un peu plus que des mecs dont on achète les albums. Oui Lars est un connard avec ses propos caricaturaux sur Naptser et consorts, James ferait mieux des fois de prendre sur lui, Kirk joue le rôle sempiternel de « la bassine d’eau froide » Quand à Robert malgré tout son mérite, et Dieu sait qu’il en a, il portera longtemps l’étiquette « remplaçant ».

Mais on s’en fout, on les aime comme ça. Parce que pour la musique aussi, on choisit ses amis mais pas sa famille.
 

Merci à Grégory Tran pour les photos.

METALLICA Live in Paris Acte I

Jeudi 2 avril 2009 à 13:38

- On t’entend pas, mec ! On t’entend pas !
- Hé, mec, soit t’es devant et t’as l’action, soit t’es derrière et t’as le son !

Cet échange lors d’un concert entre le chanteur d’un groupe et un quelconque membre du public accroché au retour, votre Serviteur l’a expérimenté en deux temps avec METALLICA. Merci à eux de s’être prêté à cette expérience.
 

Mercredi soir, les bars et kebabs autour de Bercy font leurs recettes mensuelles avec la faune métallique venus assister au prêche de LA pointure du genre. Pas de contestation possible. La signalétique pour l’accès à la fosse et aux gradins étant toujours aussi élaborée je me fais jeter une première fois avant de faire le tour pour entrer dans la fosse. Et ce soir le terme est plutôt bien choisi, tout ceux qui, comme moi, seront au pied de la scène centrale se sentiront une âme de Maximus. Le temps de se jeter une bière, j’assiste justement à l’arrivée sur scène de THE SWORD, par « l’entrée », qui est un long couloir mis en place par la sécurité à chaque fois qu’un groupe montera et quittera la scène. THE SWORD donc, que j’ai décidé d’aimer dès que j’ai entendu que pour leur montée sur scène ils mettent le thème de DUNE. Du bon goût qui se poursuit pendant une demi-heure de riffs stoners, où ils puisent dans les morceaux les plus « catchy » de leur répertoire. Il me faut un de leurs albums.
 

Resté scotché donc au couloir où passent sécu, roadies et musiciens, je reste zen pour oublier le couple de c… enfin de gens de peu de goût se plaignant que le passage à venir de MACHINE HEAD va durer trois quarts d’heure. Pourtant la bande à Rob (en pleine crise interne…) va envoyer le boulet, favorisant essentiellement les deux derniers albums, qui ont marqué le retour du groupe avec le succès critique et commercial. Point positif, et malgré un son (très) brouillon, lors des passages en voix claires si casse-bonbons sur album, c’est le bassiste qui est mis en avant et non plus Flynn, qui tient toujours autant le public dans sa main. Pour le reste, c’est du lourd, le batteur est un monstre de puissance et de précision et les duels de guitares entre Flynn et Demmel sont au poil. On ressort un classique et on s’en va. Certains esprits chagrins essayeront d’interpréter le concert pour y voir la « crise » que le groupe subit, il y a un goût amer qui flotte dans l’air, la faute à un son catastrophique.
 

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Entracte d’une demi-heure, toujours accroché à la barrière, jusqu’à ce qu’enfin résonne « the ecstasy of gold » et que les battements de cœur ouvrant l’album Death Magnetic annoncent l’arrivée des four horsemen dans l’arène. Je décolle et fonce aux premiers rangs dans le pogo alors que le groupe entame le doublé « That was just your life » / « The End of a line » extraits du dernier album. Le premier assaut se finit au son des « the slave becomes the master » répétés par James et la foule. Instant de répit, le frontman nous dit que c’est bon de jouer de nouveaux morceaux. Et qu’est ce qui va bien avec ? Des vieux morceaux ! Retour aux affaires avec “The Harvester of Sorrow” et “Disposable Heroes” durant les quatre cercueils géants à l’effigie de la pochette du dernier album voltigent au dessus du groupe. Les lumières s’éteignent ensuite tandis que des milliers de gorges hurlent quand les bruits de bataille et la pyrotechnie se déclenchent et c’est « One » impeccable qui nous prend d’assaut. L’occasion de voir que si Trujillo sera l’éternel nouveau bassiste effacé, il assure le spectacle. On se surprend de même à trouver une aura chez Kirk Hammet qu’on ne lui aurait pas donné une heure avant, de même pour Ulrich, carré derrière ses fûts. Quand à Hetfield…Si on devait donner la définition parfaite du chanteur-guitariste il faudra donner son nom. Il dédicace « Broken, Beat and Scarred » à « tout ceux qui ont perdu un proche », « Cyanide » convient bien au live malgré une ou deux longueurs. On revient au « Black Album » avec « Sad but true » et « The Unforgiven » joué en partie à l’acoustique par Hetfied. Impeccable, dommage que « Whever Am I Roam » ne soit pas présent aux festivités pour ce soir. Puis c’est au tour d’un nouvel extrait, l’avant-dernier, de Death Magnetic, « The Judas Kiss », et autant les autres passeront haut la main le cap de la scène, autant celui-ci sera la faute de goût de la soirée.

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A croire que c’était pour mieux nous faire apprécier le dernier tiers du concert qui débute avec « The day that never comes » repris par tous, puis « Master of Puppets » dont le refrain est désormais imprimé dans les murs de Bercy à être tant hurlé. Puis j’entends l’attaque à batterie de Lars, non, pas possible ? « Damage Inc » ? Il sera pas dit que je ne m’éclaterais pas dessus, retour à fond de cale aux premiers rangs tandis que les flammes entourent les musiciens. C’est une furie de trois minutes dont je me relève en sueur et mon voisin le nez en sang. Mais on s’en fout. C’est alors qu’Hammet commence un solo dont on sait déjà comment il va finir. Allez, finis le, et commence donc « Nothing Else Matters », cette chanson qu’aime tout ceux qui n’aime pas METALLICA à la base. Aujourd’hui on allume plus les briquets mais les portables, drôle d’ambiance pour ce qui plus un passage obligé qu’un classique et que je subis comme tel. Et pour achever le premier service de cette grande messe quoi de mieux qu’un « Enter Sandman » des familles ? Hé bien rien, mec, aussi surement que Freddy Mercury gardait sa cape pour faire ses courses.
 

L’éternel sketch du rappel débute, James annonce une chanson qu’il meurt d’envie de jouer et Trujillo débute « Stone Deaf Forever », reprise de MOTORHEAD qui ne fait pas beaucoup s’agiter dans la salle, tout comme le morceau suivant qui est une sacrée surprise ; « Phantom Lord », tiré du premier album ! Apparemment peu de gens ont tilté…Puis James fait rallumer les lumières pour voir tout le public chanter le plus fort possible sur un « Seek and destroy » ultime, avec lâcher de ballons noirs et décibélomètre atomisé. En quittant la salle, j’ai l’impression que le sol et les murs vibrent…

Deuxième concert ce soir donc suite et fin bientôt!

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