NOISE 17 en kiosque

Samedi 28 août 2010 à 19:26

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Hosanna au plus bas des caves voutées parisiennes où d'improbables chevelus massacrent les SMITHS sur des riffs à la SLAYER, le nouveau NOISE est en kiosque après un retard qui auraient bien fini par tous nous pousser au suicide. Non, je suis le seul?

Ha bon...

Bref, au programme des interviews de LUDICRA, GODFLESH (ou ce qu'il en reste), FIELDS OF THE NEPHILIM, KNUT, des live-reports du HELLFEST, de la VILLETTE SONIQUE... Mais surtout la discographie commentée de BLUT AUS NORD par Vindsval, et ça pour ma pomme ce n'est que du bonheur. Même  si le "gaillard" tend encore une fois à brouiller des pistées données il y a quelques mois... Je tacherais d'ailleurs de parler du dernier album, premier de la série des What Once Was, qui par son existence même, est un indispensable.

The B. Treatment

Jeudi 26 août 2010 à 22:01

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Ecoutez moi cette merveille...

C'est un des buzzs pour l'instant les mieux gardés du net, THE B. TREATMENT, soit un jeune surdoué de la musique laisse depuis peu filtrer ses morceaux au hasards des sites. Très inspiré par les morceaux les plus contemplatifs de VANGELIS, les collaborations de LISA GERRARD aux bandes originales des films de Michael Mann ou le shoegaze en général, THE B. TREATMENT conserve une essence très cinématographique dans sa musique aussi bien dans des formats assez longs, vingt minutes en moyenne,  que dans ses aspects très "narratifs".
 
Belle découverte du net, THE B. TREATMENT, malgré l'influence encore très forte de ses inspirateurs, SIGUR ROS en tête, a de fortes chances de refaire parler de lui, une fois sa maturation artistique.

 

Et c'est bien le problème, puisque vous venez en fait d'écouter ce morceau ralenti 800 fois.

Site d'origine de la bonne blague.

Graveyard On My Blue Suede Shoes...

Mardi 10 août 2010 à 13:03

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Deezer peut avoir du bon. Si, si, je vous l'assure. Et je l'affirme avec d'autant plus d'assurance puisqu'après le The Threshingfloor de WOVEN HAND mis en page d'acceuil, c'est le nouvel album de DAX RIGGS, Say Goodnight to the World qui est mis en vedette.

Kicéça Dax Riggs? Hé bien, ce jeune homme plein d'entrain a été le chanteur d'ACID BATH, groupe séminal de Sludge de Louisiane, digne de figurer au panthéon du genre à côté de EYEHATEGOD et CROWBAR. Deux albums (When The Kite String Pops et Pagan Terrorism tactics) seulement pour une carrière freinée net par la mort de leur bassiste. Par la suite, Riggs a fait partie d'AGENTS OF OBLIVION et de DEADBOY OF THE ELEPHANTMEN, délaissant de plus en plus les oripeaux métalliques et rageurs de ses débuts pour ne laisser survivre et se répandre un Blues-Rock suintant bon les marécages de Floride à la pleine lune et le spleen patiné d'humour noir de celui que la vie roule une fois de plus. Juste par jeu.

De toute façon rien que pour la reprise d'"Heartbreak Hotel" rendant enfin justice aux intentions d'origine (la chanson est inspiré d'un vieux Blues, "Early in the morning Baby" et d'une véritable lettre laissée après un suicide), le disque vaut le coup d'oreille.

Niklas speaking...

Dimanche 8 août 2010 à 12:32

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Oooh look at all the pathetic black clad wannabees running off to buy the new Shining album.

Yeah! Within the framework of our scene, this shit’s the latest thing! Something to take a stand for, right? Something new and all so evil. I mean – shit, what could possibly be more cruel than suicide, right? What you ignorant little fucks don’t seem to be getting, though, what oh so few of you seem to realize at all, is that this is no fucking joke. Far too many of you haven’t questioned yourselves nearly enough to deserve to pretend to feel at home with this music. And honestly, most of YOU are even more degenerate and shallow than the commercial means you pride yourself sooo for hating. Hate. You don’t know what real hatred is and consequently horror is just a joke for you. In reality, your vanity IS horror.

Just think of all the putrid decadence and inner ugliness passed down genetically to all of us. We’re all potential child rapists, flaming homosexuals, murderers, thieves – any other egocentric dung you could think of. And as much as it might appeal to YOU to support all this, in essence – our "nature" – it’s just pathetic since you’d shit in your fucking panties if confronted to the real world out there.

And what is with you fucking morons, dissing men like Eminem and Manson – what??? Is that jealousy due to the fact of them bringing this shit to the masses without pretensions of style? I mean at least in their case the audience reflects the artists, right, which is something that can’t be said for Shining, now, is it? So take a long good look at yourself, because MAYBE Shining isn’t really YOUR thing. Maybe, you should just turn on the radio and forget all about these obscure releases you have to buy in order to listen to.

And maybe you should just give the fuck up understanding the perspectives of schizophrenics and psychos making art just to destroy the minds of stupid little kids with too big allowances. Shining’s not into building an army. Shining’s not a promise for the future. Shining’s just the pain of being human here and now. If you’re into the whole organized misanthropy thing, I suggest you go for shit like Dimmu Borgir instead.

Anyway. On behalf of Shining and Selbstmord Services it’s my honor to extend a general death wish to all of you fucking weaklings.

Ahh. Fuck you.


Charmant spoken word ouvrant le quatrième album de SHINING, combo suédois centré autour de Niklas Kvarforth entouré de musiciens changeant sensiblement à chaque album. Sa "toolbox" comme il les nomme affectueusement. A partir de ce quatrième opus, et encore plus le cinquième, dont même ma charmante ex-femme trouvait bien des qualités alors qu'elle n'appréciait nullement le Metal, SHINING a délaissé le strict Black Metal de ses débuts et a versé dans un style qui pourrait lui valoir sans peine l'étiquette d'un OPETH sombre, barré et cradingue.
 
Rajoutez à ça les provocations qui n'excitent que les collègiens trouvant un nouveau vilain qui font suer les parents et font râler les vieux cons trop heureux de ramener leur science musicale faisandée de constipés.

Un groupe à connaitre donc. Et dont les concerts, avec ou sans mutilations sur scène, restent d'excellents moments.

Image tirée de ce Flickr.
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Pochette de Topor, c'est pas la classe?

Pour les « jeunes » des années 2000, la période collège/lycée dans les années 90 doit déjà avoir l'aspect ripoliné des Choristes. Internet était embryonnaire, les portables un luxe aux forfaits rachitiques et le téléchargement encore un mythe. C'est l'époque où l'homme en devenir apprend cette éternelle leçon qui veut que les filles qui lui plaise préfèrent ceux qui les traitent comme de la merde, où il se réfugie dans d'autres domaines. Il s'enflamme sur Marx et le petit livre rouge, avant que le gros livre noir ne tombe sous ses yeux. Il croit en des lendemains meilleurs où les soldats seraient troubadours, où les fleurs pousseraient dans les rues à la place du chiendent, ce dont il n'aura bientôt plus rien à branler. Il entame aussi un compagnonnage musical qui le marquera bien plus au final, celui où l'ancien, généralement plus vieux d'un ou deux que lui, mais à cette période c'est un gouffre, lui fera découvrir d'autres sons. Souvent échangées sur cassettes fusillées à force d'être effacées et réenregistrées, les musiques découvertes sont parcourues jusqu'à plus soif, à en être imprimées dans la tête, au point de se souvenir des paroles et de la moindre note dix ans plus tard.

C'est ce qui m'a poussé il y a quelques temps à piocher dans les rayons occasions de Gibert Joseph le Vacarmélite ou la Nonne Bruyante des GARCONS BOUCHERS. Boitier plastique bien entamé, mais à prix ridiculement minime, pas d'hésitation il rejoint la pile déjà lourde de mes achats.
 
Je ne l'ai pourtant réécouté qu'hier soir et ce matin avant d'aller au boulot, parce que c'était le meilleur moment pour me le réapproprier. Pas avant, mais juste quand j'en avais besoin. Avant-dernier album du groupe, Vacarmélite... voit l'arrivée d'un deuxième chanteur, Sapu, et surtout donne dans un crossover qui fédérait tout le monde; effluves punk, relents Heavy Metal et senteurs chansons musette, la mixture pour peu ragoutante qu'elle paraît est des plus goutus. Des hymnes à boire (« bourré bourré ratatam », « hommage au doux nectar ») aux peintures noires du monde (« tout se dégrade »,  « armez vous les uns les autres », « le ska du brouillard » ), le disque brasse large, c'est comme à la taverne de Duchenot, t'es chez toi, et le menu a beau pas être du trois étoiles tu trouveras toujours à manger et à boire. Entre la gouaille de Sapu, les grognements d'Hadji-Lazaro la visite sent bon l'histoire racontée à pas d'heure sur le fond d'un bar de Paname, tandis que Boubouche, Steff, Toto et Moby Dick qui signe d'excellents parties de six-cordes, se battraient pour faire tourner à plein régime le vieux bastringue trainant dans un coin de ce lieur de perdition. Et ils la font bien péter la purée.

C'est le genre de disque qu'on devrait toujours toujours avoir près de soi, celui qui rappelle qu'à une époque, on se sentait à part, invincible, et que les galères n'avaient plus d'importance en l'écoutant. Peu importe qu'on se soit ouvert à d'autres genres musicaux, c'est la preuve que peu importe l'époque, une musique qui t'a parlé un jour se donnera toujours autant à toi sans rien demander, elle.

Ces quelques lignes laborieuses sont écrites avec une pensée pour L0L, Dum, Loque, Maitre Mickey... les potes, les vrais qui même parfois perdus de vue sont toujours là. Santé, les aminches.

Ecoute de l'album sur Deezer.

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