
Hé toi là gamin ! Ouais celui avec le sac à dos Eastpack patché et décoré au Tipex, viens içi. C’est quoi la daube qui tourne dans ton I-pod offert à Noël, hein ? Non mais c’est quoi, ça ? Des groupes de punk qui crachent sur la société en jouant les intermittents du spectacle et qui pointent aux allocs ? Du gangsta-rap qui racontent la dure vie de la rue de manière à empocher assez de caillasses pour s’offrir un mini-bar en or près de leur jacuzzi ? Des emos qui crèvent de cette chienne de vie parce que le prix du mascara waterproof a augmenté avec la crise ? Et ça bordel? Du Tryo ?
Tu respectes rien, mec. Et crois si tu veux qu’une bande de barges te vomisse vraiment dans les oreilles, écoute-moi ça. OUTLAW ORDER hé ouais mec. Formé par les members de EYEHATEGOD et SOILENT GREEN qui en ont marre d’attendre que leur batteur fasse mumuse avec DOWN. Tiens, rien que la pochette fera mieux sur ton sac de miteux que tes slogans d’alter mondialiste. Et la musique petit, c’est du lourd, du Sludge bien gras bien abrasif. Ouais, on te dira que le son est plus clean et alors ? Trouves-m’en des gusses qui suintent autant l’envie d’en découdre et de pas se laisser marcher sur les pieds. Puis t’es gentil, tu oublies les étiquettes politiques et les slogans de manif, t’es dans la vraie vie. Un groupe qui intitule un de ses morceaux « double barrel solves everything » vient pas faire dans le diplomatique. Avec sa demi-heure au total, ce disque fait pas dans le détail, il disperse, il ventile, façon puzzle, Raoul Volfoni approuverait.
OUTLAW ORDER c’est la colère, le refus de baisser les yeux. Aussi vrai que Freddy Mercury gardant sa cape pour aller faire les courses. Hé ouais mon pote.
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