
Ridely Scott est un très grand réalisateur, nul ne peut le nier, il a donné au cinéma certains de ses plus grands joyaux ne serait-ce qu'avec ALIEN ou BLADE RUNNER. Et malgré un redémarrage de carrière superbe depuis GLADIATOR, cet incontournable du 7ème art subit encore les revers du système. Mais qu'en espérer d'autre, quand, au lendemain de sa consécration pour MILLION DOLLAR BABY, Eastwood confessait avoir du mal à trouver des financements?
Et ce ROBIN HOOD n'échappe pas à la règle, une régle que le réalisateur avait déjà subi pour BLADE RUNNER et pour... KINGDOM OF HEAVEN son chef d'oeuvre mésestimé qui ressuscite dans sa version longue. D'ailleurs les aventures de Robin Longstride pourraient même en être une suite indirecte, là où KINGDOM... s'achevait sur le départ de Richard Coeur de Lion, ROBIN HOOD débute sur le retour peu glorieux de celui-ci dans son foyer. Et c'est là une des rares forces de cette relecture, dépoussiérer le mythe, l'inscrire dans une réalité bien concrète à l'inverse de KINGDOM... qui partait d'une base historique pour en donner une parabole sur l'héroisme, le pouvoir, et la compromission. Dans une tendance amorcée par des films comme CASINO ROYALE, BATMAN BEGINS, le film tente de montrer comme un archer d'une armée en déroute est devenu un symbole de liberté pour un peuple exsangue par une croisade de dix ans alors qu'une invasion française se profile.
Malheureusement si le film prend son temps pour installer correctement ses bases malgré quelques passages obligés (le plus souvent l'introduction des compagnons de lutte de Robin), il subit des ellipses assez violentes dans sa deuxième partie. La faute à un montage coupant court aux enjeux du film pour assurer le plus de diffusion possible, et se faisant sentir cruellement au point de rendre presque futile la bataille finale et de bacler la conclusion, sans parler des incohérences ou d'éléments mal amenés (Robin assumant l'héritage paternel, etc...).
Au milieu de cet énième gâchis surnagent pourtant le couple de héros Robin et Marianne, aussi bien écrits qu'interprétés, une des plus belles variations que ce couple de cinéma ait pu connaitre, ou encore la photo superbe de John Mathieson, collaborateur fidèle de Scott depuis GLADIATOR...
Que penser du film si ce n'est de désespérer encore de cette manie de sortir des films amputés pour être commercialisés dans leur version longue en Blu-Ray uniquement? Un sujet de ressentiment aussi bien pour le public que pour l'équipe du film... d'autant plus rageant quand ce qui nous est laissé à voir est de grande tenue.
Et ce ROBIN HOOD n'échappe pas à la règle, une régle que le réalisateur avait déjà subi pour BLADE RUNNER et pour... KINGDOM OF HEAVEN son chef d'oeuvre mésestimé qui ressuscite dans sa version longue. D'ailleurs les aventures de Robin Longstride pourraient même en être une suite indirecte, là où KINGDOM... s'achevait sur le départ de Richard Coeur de Lion, ROBIN HOOD débute sur le retour peu glorieux de celui-ci dans son foyer. Et c'est là une des rares forces de cette relecture, dépoussiérer le mythe, l'inscrire dans une réalité bien concrète à l'inverse de KINGDOM... qui partait d'une base historique pour en donner une parabole sur l'héroisme, le pouvoir, et la compromission. Dans une tendance amorcée par des films comme CASINO ROYALE, BATMAN BEGINS, le film tente de montrer comme un archer d'une armée en déroute est devenu un symbole de liberté pour un peuple exsangue par une croisade de dix ans alors qu'une invasion française se profile.
Malheureusement si le film prend son temps pour installer correctement ses bases malgré quelques passages obligés (le plus souvent l'introduction des compagnons de lutte de Robin), il subit des ellipses assez violentes dans sa deuxième partie. La faute à un montage coupant court aux enjeux du film pour assurer le plus de diffusion possible, et se faisant sentir cruellement au point de rendre presque futile la bataille finale et de bacler la conclusion, sans parler des incohérences ou d'éléments mal amenés (Robin assumant l'héritage paternel, etc...).
Au milieu de cet énième gâchis surnagent pourtant le couple de héros Robin et Marianne, aussi bien écrits qu'interprétés, une des plus belles variations que ce couple de cinéma ait pu connaitre, ou encore la photo superbe de John Mathieson, collaborateur fidèle de Scott depuis GLADIATOR...
Que penser du film si ce n'est de désespérer encore de cette manie de sortir des films amputés pour être commercialisés dans leur version longue en Blu-Ray uniquement? Un sujet de ressentiment aussi bien pour le public que pour l'équipe du film... d'autant plus rageant quand ce qui nous est laissé à voir est de grande tenue.








Double signe de reconnaissance; un magazine dédié au phénomène et Astier, symbole français du genre en couverture

