Bye bye Le Caire nid d'espions et ses complots arabo-musulmans, welcome Rio, les nazis exilés et le Mossad qui les traque. On replonge l'agent Dujardin dans un même univers que le premier film et on lâche tout. Machiste, rétrograde, infantile, vaguement antisémite, en cette année 1967, le "meilleur agent français" n'a pas évolué d'un iota. Et tant mieux, vu qu'une très grande partie du film repose sur ce personnage qu'on adore détester. Le point fort de Dujardin reste de jouer un héros aussi caricatural sans jamais en faire des tonnes (n'est ce pas Austin Power?), et d'arriver même à le rendre sympathique par, rares, moments.

La grosse différence par rapport au précédent opus est le jeu des références, si quelques-unes étaient présentes dans le premier film, celui-ci en déborde; LA MORT AUX TROUSSES, VERTIGO, L'HOMME DE RIO, DETECTIVE PRIVE, les films de catch mexicains (!)...On sent que le réalisateur est le même que celui de la CLASSE AMERICAINE! Changement d'époque oblige, le film verse effectivement à fond dans le cinéma des années 60 et en joue sans jamais s'en moquer.
Inutille de s'attarder plus; OSS 117: Rio ne répond plus reprend la même recette et l'améliore, ce cocktail parfois digne des grandes heures de Pilote (matin, quel journal!) sans jamais, trop, en faire dans le gras, est toujours bon à prendre, vu la disette française en matière de bons films...




