NOISE 17 en kiosque

Samedi 28 août 2010 à 19:26

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Hosanna au plus bas des caves voutées parisiennes où d'improbables chevelus massacrent les SMITHS sur des riffs à la SLAYER, le nouveau NOISE est en kiosque après un retard qui auraient bien fini par tous nous pousser au suicide. Non, je suis le seul?

Ha bon...

Bref, au programme des interviews de LUDICRA, GODFLESH (ou ce qu'il en reste), FIELDS OF THE NEPHILIM, KNUT, des live-reports du HELLFEST, de la VILLETTE SONIQUE... Mais surtout la discographie commentée de BLUT AUS NORD par Vindsval, et ça pour ma pomme ce n'est que du bonheur. Même  si le "gaillard" tend encore une fois à brouiller des pistées données il y a quelques mois... Je tacherais d'ailleurs de parler du dernier album, premier de la série des What Once Was, qui par son existence même, est un indispensable.

WEEZER - Pinkerton

Vendredi 13 août 2010 à 8:49

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C’est vendredi 13, pensons aux malheurs. Récemment incapable de dormir j’avais demandé via ma page Facebook, quel serait l’album ou le morceau à écouter au cas où la moitié aimée foutrait le camp. Je remercie d’ailleurs Margritis, Princessvalium, Bloodylucy, Arty, Tote, Soizen, Chase et Takeyouonacruise de leurs réponses.

De mon côté j’ai passé une bonne partie de la nuit à élaborer laborieusement une playlist (la voici pour les curieux) qui prendrait la plupart des aspects que ce genre de péripétie partagée par tous occasionnent. A l’exception de certains ermites, et encore. Puis question fatale, y aurait-il vraiment UN album, UNE chanson qui serait toujours approprié ? En choisissant le « No Other One » de WEEZER pour la playlist citée plus haut que je me suis aperçu que l’album Pinkerton du groupe resterait un éternel bon choix.
 
Accouché dans la douleur suite au fabuleux premier album, le « bleu », qui avait fait de WEEZER une future valeur sûre du rock US conjuguant format radio et écriture de qualité, Pinkerton est pour son auteur principal le chanteur/guitariste Rivers Cuomo un plantage dont il lui est encore difficile de parler, à l’image d’une relation ayant sombré. Censé être au départ une variation Pop-Rock de l’opéra Madame Butterfly intitulé Songs From The Black Hole, Pinkerton ne garde de l’opéra de Puccini que quelques références parsemés à travers le disque (Pinkerton est le nom d’un des principaux protagonistes) et c’est une véritable complainte de binoclard qui demeure. Cuomo, est alors à Harvard plongé dans ses études à attendre une femme parfaite qui ne viendra jamais si ce n’est dans ses fantasmes post-adolescents, voulant oublier la déception de la vie de « rock star » qui lui a valu le succès fulgurant de son premier album. Point d’orgue de cette loi de Murphy Nerdesque, il est également sous tranquillisants suite à une lourde opération, peu idéal pour les sessions de travail commençant au printemps 1995… l’enregistrement ne se bouclant qu’un an plus tard.
 
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Le disque est plus sombre mais aussi immédiatement sincère jusqu’à en être impudique, après tout qui du personnage Pinkerton/Butterfly ou de Cuomo parle vraiment de l’amour perdu et de frustration sexuelle ? Sans doute le deuxième couplet de « Getchoo » résume t-il au mieux l’album You know this is breaking me up / You think that I'm some kind of freak, uh-huh / But if you'd come back to me / Then you would surely see / That I'm just fooling around. Sans jamais renier le format pop rock, « Why Bother ? » ou « The Good Life » sont tout ce qu’il y a de plus radiophoniques , l’histoire d’amour qui finit mal sans même commencer prend un tour plus douloureux, plus vrai. Pinkerton ressemble à cet acte désespéré de l’intello à grosses lunettes qui chante sur une guitare mal accordée son amour à la bombe de la classe. C’est courageux mais on rassoie aussitôt rouge de honte en attendant les retombées. A l’image du groupe qui n’en joue pas de larges extraits lors des concerts, et de Cuomo qui accentuera davantage à l’avenir la distanciation avec les personnages de ses chansons. Pinkerton d’abord rejeté à sa sortie, sera le début de cinq ans de hiatus pour WEEZER jusqu’à ce que sorte l’album suivant, le « vert » porté par l’imparable single « Island in the sun ».
 
Quatorze ans plus tard, Pinkerton est l’album le plus estimé de WEEZER, le moins porteur de l’image vendeuse du Geek cool, mais davantage de celle plus humaine, du Nerd timide qui reste seul avec ses doutes.
 
Mais laissons le mot de la fin à Rivers : Screw this crap, I've had it! I ain't no Mr. Cool / I'm a pig, I'm a dog, so 'scuse me if I drool / I ain't gonna hurt nobody, ain't gonna 'cause a scene / I just need to admit that I want sugar in my tea / Hear me? Hear me? I want sugar in my tea!

Ecoute sur Deezer.
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Il y a quelques temps, je vous avais entretenu des bandes originales de films concoctées par Nick Cave et Warren Ellis, évoquant rapidement leur groupe GRINDERMAN, au rock âpre et enlevé accompagné d'une esthétique si... particulière. Hé bien ça ne risque pas de s'arranger, puisque la vidéo du premier single "Heathen Child", sortie prévue le 6 septembre, vient d'être diffusée par le groupe.


Tout de suite ça calme. Ou quand des artistes bien établis retrouvent la puérilité jouissive et immédiate de leurs débuts à travers tout ce qu'ils ne feraient pas dans leur groupe "principal". L'illustration quasi-conforme des paroles bien hallucinées du père Cave renvoie Lady Gaga et ses super-productions "clipesques" quelque part dans les limbes du scandale formaté.
 
http://www.uekte.fr/images/Grinderman-copie-1.jpgPochette du single, qui contiendra également une version "super Heathen Child" avec Robert Fripp (KING CRIMSON). Et seigneur c'est magnifquement affreux.

Bref c'est du grand n'importe quoi et c'est superbe et groovy à mort. Donc totalement indispensable.

Pour rappel, GRINDERMAN sera à la Cité de la Musique, le 26 octobre prochain.

Graveyard On My Blue Suede Shoes...

Mardi 10 août 2010 à 13:03

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Deezer peut avoir du bon. Si, si, je vous l'assure. Et je l'affirme avec d'autant plus d'assurance puisqu'après le The Threshingfloor de WOVEN HAND mis en page d'acceuil, c'est le nouvel album de DAX RIGGS, Say Goodnight to the World qui est mis en vedette.

Kicéça Dax Riggs? Hé bien, ce jeune homme plein d'entrain a été le chanteur d'ACID BATH, groupe séminal de Sludge de Louisiane, digne de figurer au panthéon du genre à côté de EYEHATEGOD et CROWBAR. Deux albums (When The Kite String Pops et Pagan Terrorism tactics) seulement pour une carrière freinée net par la mort de leur bassiste. Par la suite, Riggs a fait partie d'AGENTS OF OBLIVION et de DEADBOY OF THE ELEPHANTMEN, délaissant de plus en plus les oripeaux métalliques et rageurs de ses débuts pour ne laisser survivre et se répandre un Blues-Rock suintant bon les marécages de Floride à la pleine lune et le spleen patiné d'humour noir de celui que la vie roule une fois de plus. Juste par jeu.

De toute façon rien que pour la reprise d'"Heartbreak Hotel" rendant enfin justice aux intentions d'origine (la chanson est inspiré d'un vieux Blues, "Early in the morning Baby" et d'une véritable lettre laissée après un suicide), le disque vaut le coup d'oreille.

Rock et Metal...pour nouveaux-nés

Vendredi 23 juillet 2010 à 11:25


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Les reprises c'est un exercice casse-gueule. Reprendre un morceau, généralement connu, et en donner une interprétation personnelle équivaut souvent à jouer à la marelle dans un champ de mines les yeux bandés. Si les débuts du Rock N' Roll en est pavé, Cash, Presley, Lewis and Co n'arrêtaient pas chanter des titres de noirs qui étaient peu diffusés, et les BEATLES et ROLLING STONES feront de même à leurs débuts également, aujourd'hui avec la sur-diffusion de la musique via le net, les comparaisons sont souvent assassines. Tout le monde n'a pas la classe d'A PERFECT CIRCLE livrant une superbe version d' « Imagine » ou de Cash, encore lui, reprenant du NINE INCH NAILS ou du DANZIG. Ou encore la vision de LAIBACH malmenant le répertoire du rock occidental pour la plus grande gloire du NSK.

Et d'autres prennent le contrepied total de l'exercice et c'est par le but recherché qu'ils se démarquent. Comme ROCKABYE BABY! qui se propose de faire découvrir les standards du Rock et du Metal, version... comptines pour enfants. Oui, afin de ne point brutaliser les esgourdes de nos chers bambins mais à qui vous voulez faire découvrir vos classiques, « Paranoid », « Enter Sandman », «  Hells Bells », ou « I Can't Get No Satisfaction » sont revisités sans guitare ni batterie mais avec même les mêmes jouets musicaux que vous maltraitiez en maternelle.

 
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Extraits écoutables en cliquant sur les pochettes

L'exercice est parfois à côté de ces chaussons pour nouveaux-nés mais reste des plus plaisants à écouter. Dommage que les disques soient si chers, mes futurs descendants auraient eu de quoi faire de beaux rêves.

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