Uekte - Trve French Blog Mitölhttp://www.uekte.frJe parle Metal, Black, Doom, Sludge, Folk, Rock... du bon son pour les esgourdes. Sois pour, sois contre, mais argumente. Je te renverrais surement dans tes pénates, mais ça permettra toujours de faire connaissance.CowblogfrWed, 08 Sep 2010 20:11:11 +0200180http://www.uekte.fr/y-a-un-nouveau-disquaire-en-ville-3036676.htmlY a un nouveau disquaire en ville
Ce que vous voyez plus haut là c'est le 28 rue Rodier dans le 9ème arrondissement de Paris. Imaginez-vous la butte Montmartre et son imagerie de bohème en carton-pâte, descendez-en pour traverser ce styx de luxure pour touristes de 3ème âge qu'est devenu Pigalle et enfoncez vous à travers le square d'Anvers. Cherchez la rue Rodier et vous tomberez sur le coté numéros pairs de cette rue sur la boutique MUSICFEARSATAN. Excellent site de vente sur Internet , c'est aujourd'hui un magazin qui a ouvert ses portes lundi à 19h à un public de connaisseurs, d'amoureux de la musique "autre" et même de musiciens (des membres de KYLESA auraient été là). Of course votre Serviteur y était, bien collée aux bacs de vinyles occupant désormais le côté gauche de l'échoppe et a pu y dégotter le Si Monumentum Requires, Circumspice de DEATHSPELL OMEGA et le Black Ships Ate The Sky de CURRENT 93 en double LP pour pas cher. Aux amateurs je rajouterais que le double LP du dernier WATAIN, Lawless Darkness, y est à 18 euros. Vu la beauté de l'objet vous auriez tort de vous priver. Il y a aussi le premier album d'EIBON qui est une merveille. J'y reviendrais sûrement la semaine prochaine après le monstrueux concert à venir au Klub avec RAMESSES et GLORIOR BELLI ce dimanche.

C'est un sujet de joie pour l'auteur de ces lignes de constater qu'à une époque où la musique se dématérialise de plus en plus et que même des grandes chaines se cassent la gueule (remember la FNAC Bastille?) que des passionnés continuent à vouloir faire vivre leur passion autrement que simplement derrière un écran, et font revivre le moment d'échange qu'est le furetage dans les bacs d'un disquaire connaissant son boulot.

Rien que pour me rappeler les jours trop courts de Paranoid Records à Caen, j'invite tous mes lecteurs parisiens à y faire un tour et débourser quelques deniers.
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http://www.uekte.fr/commentaires-3036676.htmlWed, 08 Sep 2010 20:11:00 +0200http://www.uekte.fr/y-a-un-nouveau-disquaire-en-ville-3036676.html
http://www.uekte.fr/blut-aus-nord-what-once-was-liber-i-3035145.htmlBLUT AUS NORD - What Once Was : Liber IQuand j’ai reçu le LP du dernier BLUT AUS NORD ce n’était pas la joie habituelle de recevoir un disque attendu. C’était bien plus que ça. Mes plus anciens lecteurs ont deviné depuis longtemps la place qu’occupe un « groupe » comme BLUT AUS NORD dans mon panthéon musical personnel : le sommet. Groupe de Black Metal ayant donné des pièces maitresses aussi différentes que Memoria Vetusta I Fathers of The Icy Ages, digne représentant d’un Black Metal épique des origines et The Work Wich Transform God, grand disque malade sapant tous les acquis du style, B.A.N. ouvre désormais sur son nouveau label Debemur Morti une discographie parallèle exclusivement distribuée sur vinyle : What Once Was.
 
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What Once Was… ou l’envie de s’accomplir via un Black sans fioritures, direct, que Vindsval, entité représentant B.A.N. dans les médias disait vouloir « sortir une série d’albums proposant un black metal extrêmement pur sur lequel l’évolution n’aura eu aucune prise ». Pourtant on retrouve bien les gimmicks Blutiens apparus après 2003 sur cette demi-heure d’un Black Metal violent mais jamais torché comme un des trop nombreux clones de DARKTHRONE première époque. Les guitares mènent toujours la danse et les compos ne tombent jamais dans le bête bloc de riffs entassés les uns sur les autres. Il y a une maturation dans l’écriture qui prouvent bien que ces titres sont assez récents et trouvent un écho dans presque chacun des derniers ouvrages du groupe. Toujours ce parfait équilibre entre les textures glauques découlant de la voix s’accouplant aux riffs parfois savamment dissonants. Ce n’est pas ce que BLUT AUS NORD a fait de plus révolutionnaire, bien au contraire, mais on sent le besoin primal de retrouver les bases sans jamais se renier.
 
Des bases que B.A.N. retrouve aussi par l’objet ; l’artwork est minimaliste au possible et à peine discernable, deux écrits à l’intérieur et à l’arrière du fourreau cartonné… et c’est tout. Il n’y a pas de titres de pistes, même pas d’indication de face A ou B sur le disque, ni même de vitesse de lecture, qui contrairement à ce qu’ont pu penser certains, n’était pas de 33 rpm et se sont retrouvés avec un « autre » disque, plus dissonant, plus Doom, mais qui n’était pas le but visé. A une époque où l’information sature les sorties de disque, B.A.N. freine des quatre fers et fait retrouver à son auditeur ce que pouvait éprouver le fan de musique jusque dans les années 80 : un plongeon dans l’inconnu à chaque achat, la peine d’explorer une œuvre dont toutes les clés n’étaient pas livrés dès le départ… Pas de Deezer, de Myspace, de titre gratuit mal encodé en preview pour se faire une idée, pas question de se caler l’album sur le Ipod sans même l’écouter…

A l’auditeur de s’investir, de donner du sens...

A défaut de continuer la voie principale que suit B.A.N. Liber I reste un instantané empreint de ce feeling qui n'appartient qu'au groupe, le LP est donc un indispensable.
 
N.B. pour les plus aventureux, le LP étant apparemment déjà sold-out, deux titres (II et IV) en écoute sur ce myspace tenu par un fan.
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http://www.uekte.fr/commentaires-3035145.htmlFri, 03 Sep 2010 22:37:00 +0200http://www.uekte.fr/blut-aus-nord-what-once-was-liber-i-3035145.html
http://www.uekte.fr/i-m-here-de-spike-jonze-3034729.htmlI'M HERE de Spike Jonze
La vodka a parfois du bon. Cette improbable constatation a pour origine le dernier métrage de Spike Jonze, censé être à la base une pub pour la-dite marque, I'M HERE est désormais un film de 30 minutes se déroulant dans un Los Angeles déshumanisé et hors des canons visuels habituels de la ville. Où l'éternelle histoire d'amour, forcément cruelle, d'un homme et d'une femme, sauf qu'il s'agit içi de robots, condamnés à être en marge d'une société qui les tolère pourtant.

Débarassé de son scénariste frappé, Kauffmann, Jonze redevient un cinéaste plus éthéré toujours parcouru de fulgurances poignantes (la scène de concert, la scène finale...). Cette demi-heure mise à la disposition de tous sur le net, autant se servir du média plutôt que de la diaboliser en vain, sent fortement la base d'un projet à venir.

I'M HERE , est tout à la fois un exercice de style, de la SF poignante, un clip... en somme, un hybride sorti un peu de nul part et au développement futur incertain. Ca ne rentre dans aucune case et ce n'est pas le moindre de ses mérites.

Visionnage du film.
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http://www.uekte.fr/commentaires-3034729.htmlThu, 02 Sep 2010 17:35:00 +0200http://www.uekte.fr/i-m-here-de-spike-jonze-3034729.html
http://www.uekte.fr/the-expendables-3033701.htmlTHE EXPENDABLEShttp://www.uekte.fr/images/19472884jpgr760xfjpgqx20100706011508.jpg

Ca y est le grand team-up des figures de l’action par Stallone est sur les écrans, et même s’il manque quelques belles têtes (Van Damne, Russel, Seagal, Snipes…), la réunion de famille tient pas mal de ses promesses.

Pourtant le fan le sait, lui, que ce soit aussi bien dans la musique que dans le comics, que le crossover et autre rencontres de figures tourne toujours court et sonne creux. Hé bien là non. Et si une seule scène pouvait résumer ce que peut provoquer la vision de THE EXPENDABLES ça serait la fameuse scène réunissant Stallone, Willis…et Schwarzenegger. Ca dure pas cinq minutes, c’est gadget, l’arrivée du Governator est aussi fine qu’un film de Michael Bay sous LSD et pourtant il n’y a pas beaucoup plus de film ces derniers temps qui pourraient filer autant la banane à toute une génération élevée aux Action Heroes estampillés années 80.

A l’image de ROCKY BALBOA et de JOHN RAMBO, où Stallone donnait une fin honorable aux deux archétypes du cinéma d’action qu’il a lui-même créé, THE EXPENDABLES est un film balisé du début à la fin. Pas de révolution dans un scénario ou une réalisation qui donnent dans le registre à l’ancienne, avare en effets spéciaux, qui ne sont pas de première qualité d’ailleurs. On est içi dans l’amitié virile testostéronée, le sauvetage de la superbe demoiselle en détresse, et les questionnements réglés en cinq minutes de vieux baroudeurs légèrement sur le retour tout en n'oubliant pas de tout faire méchamment péter à la fin en pulvérisant tous les boss de fin de niveau. A ce petit jeu d’ailleurs, et malgré le monologue de Mickey Rourke sur ses regrets, c’est encore Dolph Lundgren et sa gueule cassée qui tire son épingle du jeu. A tel point qu’on en pardonnera même l’invraisemblable fin. De toute manière, comme pour ses précédents films, Stallone ne fait finalement rien d'autre que de donner du grain à moudre pour ses admirateurs comme ses détracteurs. Et souvent pour les mêmes raisons.

THE EXPENDABLES c’est le parfait film du samedi soir dont on débattra encore dans dix ans sur savoir si dans un des « duels » du film, untel aurait bien dû l’emporter sur l’autre. Avec en prime désormais, la quasi-certitude que le film ne s’annonce que comme le premier volet d’un énorme revival dont on s’imagine déjà les futurs castings.

Beuarh, quoi.
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http://www.uekte.fr/commentaires-3033701.htmlMon, 30 Aug 2010 20:55:00 +0200http://www.uekte.fr/the-expendables-3033701.html
http://www.uekte.fr/noise-17-en-kiosque-3032955.htmlNOISE 17 en kiosquehttp://www.uekte.fr/images/couv17web.jpg
 
Hosanna au plus bas des caves voutées parisiennes où d'improbables chevelus massacrent les SMITHS sur des riffs à la SLAYER, le nouveau NOISE est en kiosque après un retard qui auraient bien fini par tous nous pousser au suicide. Non, je suis le seul?

Ha bon...

Bref, au programme des interviews de LUDICRA, GODFLESH (ou ce qu'il en reste), FIELDS OF THE NEPHILIM, KNUT, des live-reports du HELLFEST, de la VILLETTE SONIQUE... Mais surtout la discographie commentée de BLUT AUS NORD par Vindsval, et ça pour ma pomme ce n'est que du bonheur. Même  si le "gaillard" tend encore une fois à brouiller des pistées données il y a quelques mois... Je tacherais d'ailleurs de parler du dernier album, premier de la série des What Once Was, qui par son existence même, est un indispensable.
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http://www.uekte.fr/commentaires-3032955.htmlSat, 28 Aug 2010 19:26:00 +0200http://www.uekte.fr/noise-17-en-kiosque-3032955.html
http://www.uekte.fr/the-b-treatment-3032264.htmlThe B. Treatmenthttp://www.uekte.fr/images/XavierSamueltwilightseries71617901022818.jpg
 

Ecoutez moi cette merveille...

C'est un des buzzs pour l'instant les mieux gardés du net, THE B. TREATMENT, soit un jeune surdoué de la musique laisse depuis peu filtrer ses morceaux au hasards des sites. Très inspiré par les morceaux les plus contemplatifs de VANGELIS, les collaborations de LISA GERRARD aux bandes originales des films de Michael Mann ou le shoegaze en général, THE B. TREATMENT conserve une essence très cinématographique dans sa musique aussi bien dans des formats assez longs, vingt minutes en moyenne,  que dans ses aspects très "narratifs".
 
Belle découverte du net, THE B. TREATMENT, malgré l'influence encore très forte de ses inspirateurs, SIGUR ROS en tête, a de fortes chances de refaire parler de lui, une fois sa maturation artistique.

 

Et c'est bien le problème, puisque vous venez en fait d'écouter ce morceau ralenti 800 fois.

Site d'origine de la bonne blague.
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http://www.uekte.fr/commentaires-3032264.htmlThu, 26 Aug 2010 22:01:00 +0200http://www.uekte.fr/the-b-treatment-3032264.html
http://www.uekte.fr/run-to-the-hiiiiiiiiiiills-and-the-top-of-the-charts-3031917.htmlRun to the hiiiiiiiiiiills (and the top of the charts)
Incroyable mais vrai, en France en 2010, pays où règne la variété, qui n'a de varié que le nom, le mauvais rap, pléonasme, et l'électro de supermarché vendu par paquets de douze, un groupe de Heavy-Metal est cette semaine numéro un des ventes. IRON MAIDEN avec son  album The Final Frontier et ses 13 750 copies écoulées renvoie donc David Guetta et autres attrapes-couillons pour beaufs de camping dans les cordes. Oui c'est peu de disques en comparaison de certaines ventes pharaoniques d'il y a quelques années, ça ne durera surement pas et c'est loin d'être leur chef d'oeuvre de fin de carrière.

Cependant qu'un genre absent des médias en France se hisse aussi haut n'est pas totalement anodin; soutenu par un public de fidèles depuis 35 ans, les derniers survivants de la New Wave Of British Heavy Metal montrent à quel point la musique jetable cultivé en batterie depuis plusieurs années est la première victime du téléchargement. A chacun d'en tirer ses conclusions...
 
Le nouvel opus IRON MAIDEN en tête des ventes, un festival (le HELLFEST) de plus en plus reconnu en qualité... Le Metal, dont même la French Touch Electro ne peut s'empêcher de récupérer des gimmicks, aurait-il trouvé une discréte patrie d'élection dans nos contrées de France et de Navarre?
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http://www.uekte.fr/commentaires-3031917.htmlWed, 25 Aug 2010 21:52:00 +0200http://www.uekte.fr/run-to-the-hiiiiiiiiiiills-and-the-top-of-the-charts-3031917.html
http://www.uekte.fr/funeral-mist-devilry-3031534.htmlFUNERAL MIST - Devilryhttp://www.uekte.fr/images/devilry.jpg

1998, les grands albums de la seconde vague Black Metal ont vu le jour. Voilà quatre ans qu’est sorti De Mysteriis Dom Sathanas de MAYHEM, après la mort du guitariste Euronymous, assassiné par Vikernes, désormais emprisonné. La messe noire semble être dite, le style est prêt à être embaumé par les suiveurs… Pourtant dans le ventre de la bête immonde, ça bouge encore, surtout en Suède chez les frères ennemis des norvégiens qui ont concrétisé le style.

C’est ainsi que Daniel Rosten et Tore Stjerna sous les charmants pseudonymes respectifs de Arioch et Necromorbus se décident de sortir le premier EP d’un groupe dont ni l’un ni l’un ne sont les instigateurs mais dont ils sont devenus seuls et uniques maitres à bord, FUNERAL MIST. Et les racines du mal se font déjà coriaces. La production est crue sans être salopée au nom d’une pseudo-éthique underground, batterie et guitares sont à fond de cale sans oublier de varier les riffs ou de développer des ambiances, qui sont d’ailleurs des plus occultes allant au-delà de la stupide et stérile provocation qui inonde déjà la scène de l’époque. Le groupe intercale des éléments alors peu communs pour le genre : voix trafiquée (« Bringer of terror » ) , solo de batterie (« The God Supreme »), artwork plus élaborée que la moyenne…
 
http://www.uekte.fr/images/Metalmania2008MardukMortuus03.jpgArioch/Mortuus, figure de proue de la scène par sa voix de possédé et des prestations où le monsieur n'est pas là pour se faire des potes.

Allant au-delà des clivages, l’EP donnera peu à peu corps, avec d’autres disques, comme le Mystérion Tés Anomias d’OFERMOD sorti la même année, au Black Metal Orthodoxe. Un genre à l’étiquette créée a posteriori par les journalistes dont Stjerna sera l’architecte sonore à travers son Necromorbus Studio avec les futurs albums d’ONDSKAPT, de WATAIN, dont il est quasiment un membre… ou de FUNERAL MIST.

Arioch continuera à faire vivre le groupe d’abord autour d’un véritable line-up qui accouchera 2003 du brûlot culte, Salvation, qui transcende toutes les bases posées dans Devilry, puis seul il élaborera le controversé Maranthana en 2009, où la force de frappe laisse place à une Célébration Inversée des plus glaçantes. Et en bon partageur, il contaminera aussi MARDUK dont il est le frontman depuis 2004 et dont le style se rapproche désormais de plus en plus de FUNERAL MIST, toutes époques confondues.
 

http://www.uekte.fr/images/DSCF6462.jpgL'EP, désormais réédité par Norma Evangelium Diaboli comprend désormais la démo Havoc en face B ainsi que l'inédit "Hellspell 2"

Devilry demeure le témoignage au fer rouge d’un mouvement qui s’amorce, parfois dans la maladresse, mais toujours dans une volonté implacable de s’imposer. Douze ans après sa sortie, cet EP renvoie encore des concurrents dans les cordes en moins d’un round.

Ecoute intégrale de l'EP.
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http://www.uekte.fr/commentaires-3031534.htmlTue, 24 Aug 2010 20:09:00 +0200http://www.uekte.fr/funeral-mist-devilry-3031534.html
http://www.uekte.fr/weezer-pinkerton-3027997.htmlWEEZER - Pinkertonhttp://www.uekte.fr/images/RiversCuomoAloneTheHomeRecordingsOfRiversCuomo.jpg

C’est vendredi 13, pensons aux malheurs. Récemment incapable de dormir j’avais demandé via ma page Facebook, quel serait l’album ou le morceau à écouter au cas où la moitié aimée foutrait le camp. Je remercie d’ailleurs Margritis, Princessvalium, Bloodylucy, Arty, Tote, Soizen, Chase et Takeyouonacruise de leurs réponses.

De mon côté j’ai passé une bonne partie de la nuit à élaborer laborieusement une playlist (la voici pour les curieux) qui prendrait la plupart des aspects que ce genre de péripétie partagée par tous occasionnent. A l’exception de certains ermites, et encore. Puis question fatale, y aurait-il vraiment UN album, UNE chanson qui serait toujours approprié ? En choisissant le « No Other One » de WEEZER pour la playlist citée plus haut que je me suis aperçu que l’album Pinkerton du groupe resterait un éternel bon choix.
 
Accouché dans la douleur suite au fabuleux premier album, le « bleu », qui avait fait de WEEZER une future valeur sûre du rock US conjuguant format radio et écriture de qualité, Pinkerton est pour son auteur principal le chanteur/guitariste Rivers Cuomo un plantage dont il lui est encore difficile de parler, à l’image d’une relation ayant sombré. Censé être au départ une variation Pop-Rock de l’opéra Madame Butterfly intitulé Songs From The Black Hole, Pinkerton ne garde de l’opéra de Puccini que quelques références parsemés à travers le disque (Pinkerton est le nom d’un des principaux protagonistes) et c’est une véritable complainte de binoclard qui demeure. Cuomo, est alors à Harvard plongé dans ses études à attendre une femme parfaite qui ne viendra jamais si ce n’est dans ses fantasmes post-adolescents, voulant oublier la déception de la vie de « rock star » qui lui a valu le succès fulgurant de son premier album. Point d’orgue de cette loi de Murphy Nerdesque, il est également sous tranquillisants suite à une lourde opération, peu idéal pour les sessions de travail commençant au printemps 1995… l’enregistrement ne se bouclant qu’un an plus tard.
 
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Le disque est plus sombre mais aussi immédiatement sincère jusqu’à en être impudique, après tout qui du personnage Pinkerton/Butterfly ou de Cuomo parle vraiment de l’amour perdu et de frustration sexuelle ? Sans doute le deuxième couplet de « Getchoo » résume t-il au mieux l’album You know this is breaking me up / You think that I'm some kind of freak, uh-huh / But if you'd come back to me / Then you would surely see / That I'm just fooling around. Sans jamais renier le format pop rock, « Why Bother ? » ou « The Good Life » sont tout ce qu’il y a de plus radiophoniques , l’histoire d’amour qui finit mal sans même commencer prend un tour plus douloureux, plus vrai. Pinkerton ressemble à cet acte désespéré de l’intello à grosses lunettes qui chante sur une guitare mal accordée son amour à la bombe de la classe. C’est courageux mais on rassoie aussitôt rouge de honte en attendant les retombées. A l’image du groupe qui n’en joue pas de larges extraits lors des concerts, et de Cuomo qui accentuera davantage à l’avenir la distanciation avec les personnages de ses chansons. Pinkerton d’abord rejeté à sa sortie, sera le début de cinq ans de hiatus pour WEEZER jusqu’à ce que sorte l’album suivant, le « vert » porté par l’imparable single « Island in the sun ».
 
Quatorze ans plus tard, Pinkerton est l’album le plus estimé de WEEZER, le moins porteur de l’image vendeuse du Geek cool, mais davantage de celle plus humaine, du Nerd timide qui reste seul avec ses doutes.
 
Mais laissons le mot de la fin à Rivers : Screw this crap, I've had it! I ain't no Mr. Cool / I'm a pig, I'm a dog, so 'scuse me if I drool / I ain't gonna hurt nobody, ain't gonna 'cause a scene / I just need to admit that I want sugar in my tea / Hear me? Hear me? I want sugar in my tea!

Ecoute sur Deezer.]]>
http://www.uekte.fr/commentaires-3027997.htmlFri, 13 Aug 2010 08:49:00 +0200http://www.uekte.fr/weezer-pinkerton-3027997.html
http://www.uekte.fr/grinderman-ou-la-science-du-n-importe-quoi-rock-n-rollesque-3027654.htmlGrinderman ou la science du n'importe-quoi rock n' rollesquehttp://www.uekte.fr/images/Grinderman.jpg

Il y a quelques temps, je vous avais entretenu des bandes originales de films concoctées par Nick Cave et Warren Ellis, évoquant rapidement leur groupe GRINDERMAN, au rock âpre et enlevé accompagné d'une esthétique si... particulière. Hé bien ça ne risque pas de s'arranger, puisque la vidéo du premier single "Heathen Child", sortie prévue le 6 septembre, vient d'être diffusée par le groupe.


Tout de suite ça calme. Ou quand des artistes bien établis retrouvent la puérilité jouissive et immédiate de leurs débuts à travers tout ce qu'ils ne feraient pas dans leur groupe "principal". L'illustration quasi-conforme des paroles bien hallucinées du père Cave renvoie Lady Gaga et ses super-productions "clipesques" quelque part dans les limbes du scandale formaté.
 
http://www.uekte.fr/images/Grinderman-copie-1.jpgPochette du single, qui contiendra également une version "super Heathen Child" avec Robert Fripp (KING CRIMSON). Et seigneur c'est magnifquement affreux.

Bref c'est du grand n'importe quoi et c'est superbe et groovy à mort. Donc totalement indispensable.

Pour rappel, GRINDERMAN sera à la Cité de la Musique, le 26 octobre prochain.
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http://www.uekte.fr/commentaires-3027654.htmlWed, 11 Aug 2010 20:41:00 +0200http://www.uekte.fr/grinderman-ou-la-science-du-n-importe-quoi-rock-n-rollesque-3027654.html